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Blandine Thévenin et la cathédrale de Reims : une longue histoire d’amour. Après des rencontres picturales échelonnées sur trois décennies, voilà que, sous l’aiguillon du huitième centenaire qui approche, les rencontres se sont accélérées pour donner la dizaine de toiles qui suivent, préparées par une série d’études réalisées à l’acrylique. Si ces dernières ont été enfermées dans un cadre précis de 30x30 cm, ici la diversité explose. Certains voudront y voir un néo-impressionnisme, mais ce n’est pas la succession des perceptions visuelles qui a guidé Blandine Thévenin, telle Monet devant la cathédrale de Rouen, ce sont les résonances sur ses propres sentiments de ses rencontres successives avec le monument qui ont dicté la variété des toiles exposées : tristesse à la pensée des destructions de la première guerre mondiale, paradoxe d’une pluie joyeuse baignant le parvis, recueillement dans l’axe de la nef ou rêverie en levant le nez vers le chevet. Blandine Thévenin peint avec le cœur. Marcel Bazin
Professeur de géographie et urbanisme à l'université de Reims-Champagne-Ardenne
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